Petite enfance : comment développer l’offre de garde et répondre aux besoins des familles ?

Une politique volontariste dans le domaine de la petite enfance est possible à Asnières.
Une politique volontariste dans le domaine de la petite enfance est possible à Asnières.

Une politique volontariste dans le domaine de la petite enfance est possible à Asnières. La mairie doit s’en donner les moyens afin de répondre à la demande des familles asniéroises.

Construire une crèche par an, c’est possible

Une crèche de 60 berceaux coûte 2 M€ en investissement (2,5 M€ si projet complexe), plus le fonctionnement. La mairie peut investir cela, sur un budget annuel de 160 M€.

Sous le mandat de Manuel Aeschlimann, entre 1999 et 2007, près de 330 places d’accueil ont été créées :

  • 1999, le Chat Perché (rue de la Parfumerie) ouvre ses portes.
  • En 2000, la halte-garderie Les  Joyeux Lutins (rue Sadi Carnot) propose 60 berceaux aux familles. Quatre ans plus tard, en 2004, elle en offrira 10 de plus.
  • En 2004,  c’est le tour des Girafons (50 places), dans le quartier de la Station.
  • En 2005, les P’tits Matelots arrivent (60 places).
  • 2006, c’est le tour des Lucioles (20 places).
  • Toujours en 2006, une opportunité se présente avec la réservation de 20 places auprès de l’association Toupty (s’y ajouteront 11 berceaux, fin 2007).
  • En 2007, le projet de la Maison de l’Enfance (40 places) voit le jour, avec ses multiples services autour du nourrisson et de la parentalité.
  • Début 2008, tout est prêt pour inaugurer Peintres en Herbe, dans le quartier des impressionnistes (Métro Gabriel Péri). Ce sera chose faite après l’élection municipale, par la nouvelle équipe élue.

Le dynamisme démographique d’Asnières s’est ralenti. Mais la jeunesse de la population explique des besoins toujours importants.

De 2008 à aujourd’hui, c’est-à-dire à mi-mandat municipal,  l’équipe actuelle a seulement créé 42 places.

Il s’agit de 30 places louées au sein de 2 crèches privées et d’un local mis à la disposition de 4 assistantes maternelles qui pourront accueillir 12 enfants, dans le quartier des Mourinoux.

Pour répondre aux besoins des familles, nous souhaitons que la mairie reprenne l’initiative et crée des structures municipales pour accueillir les petits Asniérois dans de bonnes conditions.

La mairie doit reprendre l’initiative

Angélina BOURDIER, lors de l'inauguration de la Maison des Pitchounes

Nous devons agir pour soulager les familles modestes ou qui n’ont pas le choix, développer les structures collectives, sécurisées et professionnalisées.

En louant des places dans le privé, la mairie se met à la merci de l’entreprise ou de l’association propriétaire, et réduit la capacité d’offre municipale propre. C’est un peu comme si un ménage se demandait s’il valait mieux acheter son logement ou louer toute sa vie…

La mairie doit avoir de l’ambition pour développer une véritable offre d’accueil dans le domaine de la petite enfance.


Pour aller plus loin

D’autres équipements de petite enfance existent à Asnières, ou sont en passe d’être ouverts.

De nouveaux projets, lancés avant mars 2008, devraient sortir de terre, si la mairie parvient à les mener à terme.

En effet, l’équipement prévu dans le quartier des Bords de Seine sera livré avec beaucoup de retard. On parle maintenant d’une livraison qui arriverait au mieux au second semestre 2012. Les premiers habitants, arrivés dès 2009, ont dû s’organiser seuls depuis cette date.

Pour ces habitants, nous proposons que la mairie adapte les locaux modulables de l’école Elisabeth BADINTER, qui avait été concue pour augmenter la capacité de classes à mesure que les immeubles d’habitations seraient livrés.

Nous n’avons toujours aucune réponse à cette proposition qui faciliterait pourtant la vie des familles pendant l’année de l’aménagement de la structure de quartier.

Une crèche, au nord de la rue du Ménil, répond à un besoin d’équipement dans le quartier identifié depuis 2006. La livraison ne devrait pas avoir lieu avant 18 mois.

Marie-Do Aeschlimann