Après l’avis défavorable de Villeneuve-la-Garenne, le projet d’intercommunalité s’ancre résolumment à gauche

Pour de nombreux Asniérois, l'avenir d'Asnières pourrait se jouer à l'extérieur.

Les équipes de 100% Asnières se sont mobilisées dimanche matin 27 juin lors d’un tractage sur le marché pour informer les Asniérois sur le projet d’intercommunalité prévu par l’équipe municipale.

A cette occasion, plusieurs Asniérois ont fait part de leur vif mécontentement à l’idée de se faire imposer une intercommunalité qu’ils n’ont jamais validée.

Désormais, dans l’esprit de très nombreux Asniérois, l’enjeu est clair : l’avenir d’Asnières pourrait se jouer à l’extérieur, et c’est préoccupant.

De son côté, l’équipe municipale socialiste verrait bien un glacis de gauche se développer où des solidarités politiques viendraient prolonger la proximité idéologique avec ses voisins. Pour les Asniérois, de nombreuses questions restent en suspens, comme la gouvernance, le financement de ce niveau supplémentaire d’administration, la liste des politiques qui seront transférées au niveau intercommunal, au détriment de l’autonomie communale.

Le poids relatif des communes de gauche dans ce conglomérat inquiète aussi : que pèsera Bois-Colombes ou encore Villeneuve-la-Garenne, face aux préférences de Gennevilliers, Colombes ou Asnières, toutes trois dirigées par des majorités homogènes de gauche (communiste ou socialiste) ?

Appréhendant ce déséquilibre, et un temps invitée à s’y joindre,  la commune de la Garenne-Colombes a refusé de participer à cette intercommunalité.

Coup de théâtre : Villeneuve-la-Garenne vient de faire connaître son hostilité à cette communauté d’agglomération. Le projet semble donc bien en mauvaise posture. Les Asniérois perplexes, ne s’y trompent pas et redoutent les conséquences de cette alliance presque monolithique pour les choix futurs de la commune.

Après la hausse des impôts de 2009-2010-2011, les contribuables Asniérois ne sont pas prêts à mettre la main à la poche pour financer une politique sportive ou culturelle intercommunale… La question du logement, du cadre de vie et de l’habitat inquiète aussi : le modèle gennevillois n’exerce aucun attrait de l’autre côté de l’avenue des Grésillons, à Asnières.

Qui gouvernera cette intercommunalité ? Va-t-on vers une présidence tournante ? Aura-t-on le maire communiste de Gennevilliers comme président de l’interco si Asnières s’alliait à sa voisine ?

Tout est possible, puisque rien n’est clair dans le projet de la mairie.

Une consultation populaire s’impose, c’est la pure démocratie.

Cliquez ici pour lire le tract (pdf)

Marie-Do Aeschlimann