Asnières, intercommunalité : micro coupé, mariage forcé

Compte-rendu du Conseil municipal d'Asnières, le 7 juillet 2011.

Compte-rendu du Conseil municipal d’Asnières, le 7 juillet 2011.

Le rendez-vous est d’importance. C’est ce soir que les Asniérois sauront avec qui ils seront mariés, unis pour le meilleur et pour le pire dans le cadre du projet d’intercommunalité.

D’entrée de séance, le débat porte là-dessus. Après un exposé très embrouillé de S. Danlos, maire adjoint délégué à l’interco, on comprend vite que les jeux sont faits : M. Pietrasanta et ses adjoints s’en prennent aussitôt à ceux qui « osent » réclamer un référendum municipal sur le sujet.  N’étant plus à une contradiction près, ceux qui n’ont que les mots « démocratie et concertation » à la bouche, oublient une fois encore de joindre le geste à la parole. J. Richard, Maire adjoint à la communication, déjà récemment condamné en correctionnelle pour avoir censuré l’opposition dans Asnières Infos (refus de publication d’un droit de réponse), en rajoute une couche  : en qualifiant de mascarade une éventuelle consultation référendaire, il exprime tout haut le point de vue de cette majorité municipale. La démocratie, oui… mais seulement quand ça les arrange.

S. Pietrasanta refuse de consulter les Asniérois par référendum

Ensuite, les uns après les autres, les adjoints de M. Pietrasanta lisent leurs discours, tous quasi identiques, formatés pour s’en prendre à l’opposition qui ose demander une consultation démocratique des Asniérois. Et on est alors bien loin de l’intercommunalité de 2011 lorsque M. Pietrasanta se replonge dans ses « archives » pour reprocher à Manuel Aeschlimann d’avoir déjà réfléchi à l’intercommunalité en… 2002 ! Moment surréaliste s’il en est, de voir l’actuel Maire reprocher à l’ancien d’avoir déjà travaillé  la question. La grande différence étant que, tout de même, Manuel Aeschlimann n’a rien imposé à personne et que les projets d’intercommunalité des années 2000 n’ont pas abouti, justement faute de consensus.

S. Pietrasanta empêche Manuel Aeschlimann de voter

Mais, ce soir, la grosse machine de l’amalgame est sortie. Les amis du Maire, au lieu de défendre leur propre projet, passent le plus clair de leur temps à s’en prendre aux élus d’opposition. M. Pietrasanta n’est pas en reste, faute d’arguments sans doute. C’est au moment du vote final que cette froide logique anti-démocratique va s’exprimer pleinement : le Maire va, publiquement,  refuser de laisser voter Manuel Aeschimann. Alors que le Député dont le micro est une nouvelle fois coupé tente de répondre brièvement aux ultimes attaques du maire à son encontre, les militants socialistes venus faire la claque dans le public poussent des cris et vocifèrent. Sans doute grisé par cette ambiance, M. Pietrasanta va alors décider d’empêcher Manuel Aeschlimann de voter, en passant son tour de vote et en appelant le votant suivant :

Ce déni de démocratie est sans nul doute une grande première à Asnières. En attendant les conséquences juridiques d’un tel acte, les votes se sont terminés. La majorité municipale, fière d’elle, a rallié l’intercommunalité comprenant Gennevilliers, Colombes, Bois Colombes, et Villeneuve la Garenne.

Marie-Do Aeschlimann et les élus du groupe Asnières en Marche réclamaient, quant à eux, la tenue d’un référendum municipal sur la question. Et sur le fond, tous étaient défavorables à cette intercommunalité « idéologique », alors que le projet de grande intercommunalité avec le pôle économique de la Défense était netttement plus séduisant.

Les amis de M. Pietrasanta ont tranché. Asnières sera mariée de force avec -entre autres- le quartier du Luth de Gennevilliers, l’endroit le plus criminogène d’Ile de France. Haut les coeurs. Et merci pour Asnières, monsieur Pietrasanta.

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