Asnières : la démocratie… sans l’opposition

Déjà 7 condamnations en justice en 3 ans.

Le samedi 19 novembre, le Maire Sébastien Pietrasanta organise les « Assises de la Démocratie Locale à Asnières ».

Mais dans cette manifestation, il ne donne aucun droit d’expression à l’opposition municipale en tant que telle. Aucune tribune, rien qui puisse permettre à des élus du suffrage universel de s’exprimer. A ce niveau, on ne peut même plus parler de paradoxe. Et encore moins de démocratie…

Cette situation pourrait surprendre ceux qui ne suivent pas de près la vie politique asniéroise. Elle n’a en réalité rien d’étonnant.

Les atteintes aux droits de l’opposition sont en effet devenues une constante depuis l’arrivée de Monsieur Pietrasanta et ses amis en 2008.

En 3 ans, ce sont déjà 7 décisions de justice qui sont venues condamner ces pratiques :

(cliquez sur les images pour les voir en grand)

Télécharger les condamnations (pdf)

  • 23 Juin 2009 : Le Tribunal Correctionnel de Paris condamne le Maire S. Pietrasanta pour diffamation contre l’un de ses employés communaux qu’il considère proche de l’opposition.
  • 8 Juin 2010 et 24 janvier 2011 : Le Tribunal Correctionnel de Nanterre condamne Julien Richard (directeur de publication du magazine municipal) pour refus d’insertion d’un droit de réponse de l’opposition. La Cour d’Appel de Versailles confirme ce jugement. La censure est condamnée.
  • 27 Mai 2010 : Le Tribunal Administratif de Versailles condamne la Mairie d’Asnières pour refus de publication de la Tribune de l’opposition dans le « rapport d’étape » du Maire et de son équipe.
  • 7 Octobre 2010 : Le Tribunal Correctionnel de Paris condamne le Maire Pietrasanta pour avoir diffamé son opposante Marie-Do Aeschlimann, chef de file de l’opposition et Conseillère régionale d’Ile-de-France.
  • 31 Mars 2011 : Le Tribunal Correctionnel de Paris condamne le Maire adjoint Feliciano Gomez pour avoir injurié publiquement le Député et opposant Manuel Aeschlimann
  • 12 octobre 2011 : Le Tribunal administratif de Cergy Pontoise condamne la Mairie d’Asnières pour refus du droit d’expression de l’opposition dans la revue municipale destinée aux retraités

Le quotidien de la vie démocratique à Asnières est bien souvent à l’image de ces décisions de justice :

Micros coupés en séance du conseil municipal, suppressions de panneaux de libre expression, refus de donner la parole au député d’opposition lors des inaugurations et cérémonies…

Dans ce contexte, l’organisation par le Maire S. Pietrasanta des « Assises de la Démocratie locale » apparait comme une mascarade compte tenu de la réalité de ce que vivent les élus d’opposition depuis 3 ans. Le fait que ceux-ci ne soient même pas admis à s’exprimer lors de ces « Assises » en dit long sur les méthodes du Maire actuel. L’alternance de 2014 sera l’occasion de restaurer la Démocratie à Asnières.

Marie-Do Aeschlimann