Asnieres : Vélos à contresens… En dépit du bon sens et de la sécurité!

‘L’enfer est pavé de bonnes intentions !’ énonce le dicton bien connu. On peut présumer que notre Maire, Sebastien Pietrasanta, en instituant des couloirs cyclables à contre-sens dans certaines rues en […]

L’enfer est pavé de bonnes intentions !’ énonce le dicton bien connu.

On peut présumer que notre Maire, Sebastien Pietrasanta, en instituant des couloirs cyclables à contre-sens dans certaines rues en sens unique, ne cherchait que le bien-être des vélocipédistes, en leur évitant quelques coups de pédale supplémentaires.

Nous refusons d’y voir un effet de pure politique politicienne, à savoir un gage donné à ses alliés verts -qui ne jurent que par la disparition totale des automobiles dans nos villes-  à l’heure où sa majorité municipale a volé en éclats. Nous ne sommes pas adeptes des procès d’intention.

Par ailleurs, et pour qu’il n’y ait aucune ambiguité, nous sommes favorables au développement des modes doux de circulation. et le vélo en fait partie.

Cependant, un triste constat s’impose : la généralisation du double sens cyclable apparaît, aux yeux de beaucoup, comme  une mesure mal étudiée, mal appliquée en certains endroits, et finalement dangereuse pour tous.

Prenons un exemple, celui de la rue Parmentier, au niveau de la maternelle Flachat. Cette voie de 5 mètres de large est divisée en trois bandes matérialisées au sol:

  • coté impair, une de 1.95 mètre de large pour le stationnement,
  • au milieu, une de 1.40 mètre de large pour les cyclistes à contre-sens,
  • coté pair, une de 1.65 mètre de large pour les véhicules motorisés, dont les quatre roues.

Quand on sait que les « citadines » petites et moyennes, ont une largeur d’environ 1.80m lorsque les rétroviseurs latéraux sont déployés, comment peut-on y rouler sans déborder sur la voie cyclable? C’est matériellement IMPOSSIBLE!

Ajoutons que le code de la route enjoint à l’automobiliste de respecter, en agglomération, un écart minimum de 1 mètre quand il croise un cycliste. Là aussi, c’est bien évidemment IMPOSSIBLE!

Le cycliste serait donc bien téméraire, qui s’engagerait dans la voie du milieu à contre-sens, car il risquerait de se faire renverser en recevant un coup de rétroviseur sur le bras gauche, avec de possibles conséquences dramatiques. Qui serait responsable? Où est la sécurité?

Les photos jointes à cette note, prises dans plusieurs quartiers, illustrent le propos et montrent qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé.

Plusieurs automobilistes nous ont relaté les circonstances cocasses d’accidents de la circulation avec des cyclistes, du fait de véhicules régulièrement stationnés mais dont le gabarit gêne la visibilité. Heureusement, ces chocs n’ont pas été mortels jusqu’alors.

Mais faut-il s’en satisfaire ?

Le pragmatisme est indispensable dans la prise de décision publique. Le contresens fonctionne dans la capitale, mais la voirie d’Asnieres n’a rien de commun avec les artères parisiennes où cyclistes et automobilistes se côtoient sans danger.

L’idéologie ne mène à rien de bon. La guerre déclarée à la voiture par l’actuelle municipalité a bouleversé, en peu de temps, la physionomie de la ville, réduit la fluidité de la circulation. Elle accentue la pollution du fait des bouchons; il n’est plus possible de circuler aux heures de pointe et les samedis, lors des célébrations de mariage sur l’avenue de la Marne, la rue P. Brossolette, l’avenue d’Argenteuil…

Nous ne reviendrons pas sur l’exemple de la piste cyclable du boulevard Voltaire où l’on ne croise jamais aucun cycliste, alors que l’aménagement a coûté très cher au contribuable…

Beaucoup d’Asniérois sont consternés par cette offense au bon sens qu’est le contresens cyclable généralisé.

Il est heureux, qu’à ce jour, aucun accident grave ne soit à déplorer.

Espérons qu’en 2014, Asnières retrouve le bon sens et la sécurité!

 

Christian Ginisty